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Il me plaît d'imaginer (et
le plus tôt sera le mieux!)
Une prairie cybernétique
où mammifères et ordinateurs
vivent ensemble dans une harmonie
mutuellement programmée
comme de l'eau pure
éfleurant un ciel serein.
Il me plaît d'imaginer
(tout de suite s'il vous plait!)
une forêt cybernétique
peuplée de pins et d'électronique
où le cerf se balade en paix
au milieu des ordinateurs
comme s'ils étaient des fleurs
à boutons rotatifs.
Il me plaît d'imaginer
(et ça doit arriver!)
une écologie cybernétique
où, libérés de toute contrainte
et retournés à la nature
auprès de nos frères et soeurs
mammifères,
nous sommes tous contemplés
par des Machines d'Amour et de Grâce
Le digger poète,
richard brautigan,
1968 |