index tête en l'air

Le cerf-volant trouve aujourd'hui parmi le public un nouvel intérêt, une nouvelle vie.

Invention millénaire de l'homme, premier objet né de l'esprit humain à s'affranchir de la pesanteur, le cerf-volant est certainement parvenu en Europe avec les premiers marchands qui ouvrirent les routes d'extrême-orient. Perdant en Europe ses significations symboliques ou religieuses, il amusa les enfants des Rois et des Princes.

Au 19 ème siècle, il devint l'auxiliaire des scientifiques puis des militaires, les uns et les autres le perfectionnèrent pour en faire de véritables machines volantes. Une évolution qui fut paralèlle au premier pas de l'aviation. Mais, alors que l'avion se libérait des contraintes du vent, le cerf-volant restait attaché à son fil aux mains des enfants.

Sans avoir totalement disparu des préoccupations humaines dans le milieu de ce siècle, le cerf-volant était devenu un objet désuet relégué aux mains enfantines. La fin des années 70 marque, en France, le début de sa renaissance.

Seuls des poètes, des rêveurs - ceux qui avaient gardé un peu de leur âme d'enfant - pouvaient être les instruments de cette renaissance. Accrocher au gré des vents un objet futile, chercher de nouvelles formes, jouer avec les couleurs des toiles ; il y avait dans les motivations des cerf-volistes de création toutes les caractéristiques d'une démarche artistique.

Bricoleurs de génie ou créateurs, cerf-volistes ou plasticiens, ils contribuèrent chacuns de leur côté à cette explosion inattendue. Les premiers clubs et festivals permirent des rencontres, pas toujours simples, entre artistes et cervolistes qui ignoraient le travail des uns et des autres.

La mise au point des techniques de pointe de matériaux nouveaux, très résistants et très légers, permit de libérer les concepteurs de beaucoup de contraintes. Ainsi, presque toutes les idées deviennent réalisables : plus de limite ou presque à l'imagination.

Aujourd'hui, il faut le reconnaitre, il existe des cerfs-volants de création, de véritables oeuvres d'art.

En venant à DIEPPE, vous pourrez imaginer l'étonnement, l'émotion, le plaisir que l'on prend en regardant ces cerfs-volants frémir dans le vent.

Ni totalement sculptures, ni totalement peintures, difficile de les qualifier mais il est évident que de tels objets entretiennent le même rapport entre créateurs et spectateurs que l'oeuvre d'art.

Avec le cerf-volant l'art du ciel est né.

Jouant avec le vent, les nuages, le soleil les cerfs-volants parent le ciel de mille couleurs et lui donnent un air de fête. A Dieppe, où le festival s'installe tous les deux ans, pour huit jours, les lendemains du festival sont tristes, même par temps splendide; le ciel est vide.

Le cerf-volant offre au spectateur une part de rêve, un moment d'émotion, un sentiment de beauté et de majesté.

Ainsi l'Occident a retrouvé ce que les pays d'Asie n'ont jamais perdu, le plaisir simple de jouer avec le vent, le bonheur d'enluminer le ciel.

Max Gaillard

Délégué Général du Festival International de Cerf-Volant de Dieppe.


CONCOURS ARTISTIQUE DIEPPE 96

Couleur et transparence...

Pour un thème large, ce fut un thème large. Les concours artistiques nous avaient habitué à plus concret: la mer, le regard, vert et bleu...

Couleur et transparence, un nouveau thème, finalement un nouveau défi pour les cervolistes, amateurs et professionnels. 

A en juger par le nombre d'inscriptions avant même l'ouverture du festival, le thème novateur n'a pas effrayé grand monde. En période de pointe, l'organisation a recensé 163 candidats. Au final, 73 amateurs et une trentaine de professionnels et représentants de délégations se sont présentés devant le jury... pour se répartir cinq prix, trois aux amateurs, deux aux professionnels.


Dimanche 15 septembre 1996, 9h00 sur la pelouse Est, dans les frimas d'un petit matin d'automne. Le ciel est couvert, le vent faible souffle derrière la barre d'immeubles de front de mer. Un tourbillon d'air désordonné agite la piste d'envol. Les juniors arrivent, souvent accompagnés de leurs parents. Un gamin est en larme, son frêle cerf-volant n'a pas résisté au piétinement d'un indélicat. Papa et Maman le rassurent, discutent avec le jury, tentent de réparer...mauvais coup du sort. Un autre garçon d'une dizaine d'années, un bonnet enfoncé jusqu'aux oreilles, court comme un dératé d'un bout à l'autre du terrain pour donner vie à une drôle de construction: une sorte de Edo à rideaux. Son engin, représentant une fenêtre de maison (avec voilage et panorama), est un peu lourd au vol mais plein de spontanéité. Renseignement pris au près de sa mère, il n'a pas volé les rideaux du salon, juste emprunté une vieille paire. Voilà le premier vainqueur de la journée. Sa suivante est Tara Bloom avec un octogone de couleur et sa queue. Vérification faîte, elle a bien volé la première machine à coudre de sa mère, celle qui fonctionne à l'huile de coude !

Les choses sérieuses commencent vers 9h30. La vague des amateurs, pas forcement néophytes, investit le terrain, profitant des derniers souffles d'un vent qui s'épuise. Le soleil se lève. Tant mieux.

Par groupe de dix ils vont venir s'installer sur le terrain. Impossible de donner ici un commentaire sur chaque travail. Il ressort de cet ensemble une sorte de vertige: pas un seul cerf-volant ne ressemble à un autre, pas une seule idée n'a traversé deux fois les esprits! La variété est totale, impressionnante!

Même les Rokkakus et Edos sont différents, même les quelques vitraux volants ne se ressemblent pas. Si le thème pouvait paraître un peu abstrait, les participants n'ont semble-t-il pas hésité longtemps avant d'attaquer la construction. Les meilleurs connaisseurs font d'ailleurs remarquer que le record de participation a été pulvérisé.

En milieu de matinée, le vent tombe définitivement. Il faut courir pour faire décoller la plupart des cerfs-volants. Le Jury décide alors de faire passer les concurrents un par un, le spectacle est total. Un superbe ciel bleu laisse apprécier les plus fines structures. Doucement, les gradins se remplissent d'un public peu averti mais attiré par les évolutions. Aidé par les commentaires informatifs de Michel MORIN, génial tribun de service, les spectateurs s'immiscent doucement dans la compétition.

Les derniers amateurs fourbissent leurs armes. Quelques-uns ont fait grand effet: les lauréats bien sûr, qui se sont imposés d'une manière toute naturelle, mais aussi la foule des anonymes. Une structure par ici, une émotion par là. Si Tom OOSTVEN et ses cercles, Danilo GUBIA et sa boîte magique ainsi que Robert VOLKENBURG se dégagent facilement du lot, la tâche promet d'être ardue pour désigner leurs successeurs.

 

Au moment où commencent les évolutions des professionnels, applaudissements et commentaires fusent des tribunes bondées. Pierre MARZIN entame le défilé par un 360 degrés parfait avec son Edo de lumière. Au royaume du cerf-volant, les pros sont les rois. Pendant une petite heure, des exhibitions parfaites dans ce vent nul vont ravir le public et les concurrents. Les SIMONNET, Michel GRESSIER, Philippe COTTENCEAU sont autant applaudis par les petits groupes de cervolistes qui restent sur le terrain après leur passage que dans les gradins.

Le Jury se retire, mais on sait déjà qu'un artiste a fait très forte impression. Le petit tour de piste de Philippe COTTENCEAU a très largement surpassé les autres prestations. La pureté des lignes de son travail, la beauté et la simplicité des matériaux, les battements d'aile en vol et la simplicité de présentation ont frappé un grand coup.

Avant le premier coup de fourchette du repas du jury, le vainqueur "pro" s'est imposé. Au dessert, il se confirmait. Restait à désigner les autres lauréats.

Le jury procède par élimination, en compulsant une série de photos et de dessins qui ont été réalisés durant le concours. Aucune note n'a été attribuée du point de vue technique ou artistique, seules des impressions servent à départager les concurrents. Chacun reprend ses notes et l'on constitue, par vote, des groupes de travaux retenus. Chez les amateurs, la première vague permet de distinguer 27 concurrents sur les 76 qui sont venus se présenter. La deuxième vague, toujours sélectionnée par le vote des sept jurés, retient 16 personnes, puis 7, puis 4. Enfin le 6ème tour permet de trouver le 3 ème lauréat. Les voyages dans les festivals de Thaïlande, d'Italie et d'Indonésie sont attribués à Tom OOSTVEN pour son fragile cercle de mylar, à Danilo GUBIAN pour sa boîte transparente à hélice de couleur et enfin à Robert VOLKENBURG pour une superbe structure mauve et anguleuse. Chez les professionnels, le choix s'opérera de la même façon, mais pour désigner le second et troisième puisque Philippe COTTENCEAU est déclaré vainqueur à l'unanimité sans débats. Après vote, Frits Jansma et ses étoiles remportent le voyage au Japon. Les SIMONNET sont troisième avec une grande cathédrale de couleur, mais il n'y a que deux prix à attribuer...

Le Jury distinguera notamment le cerf-volant de Pierre MARZIN chez les "pros", juste derrière les SIMONNET, Nicolas GREZ et Philippe REVEL chez les amateurs, sans attribuer de prix.

Pour cette neuvième édition, le concours a remporté un franc succès, suscitant une très nombreuse participation...et autant de déception chez les concurrents non primés. Avec cinq voyages à attribuer, il était difficile de contenter tout le monde. Mais il reste, pour les déçus, une consolation: le formidable travail fourni par les participants continuera de vivre dans les ciels de France et de Navarre. Une très bonne nouvelle !

Eric DOMAGE







 







 







 

Le palmarès:


Juniors

  • Jonathan HOFFSTUTLER (Fr.) et Tara BLOOM (U.K) qui reçoivent chacun un lot de livres et...une coupe !

Catégorie amateurs:

  • Tom OOSTVEN (Pays-bas): 1 voyage au festival de Thaïlande
  • Danilo GUBIAN (Suisse): 1 voyage au festival de Cervia (Italie)
  • Robert VOLKENBURG (Pays-Bas): 1 voyage au Festival d'Indonésie

N'ont pas reçu de prix mais ont été remarqués du Jury:

  • Philippe REVEL (Fr.)
  • Nicolas GREZ (Fr.)

Catégorie Professionnels et délégations:

  • Philippe COTTENCEAU ( Fr.): 1 voyage en Malaisie
  • Frits JANSMA ( Pays-Bas): 1 voyage au Japon

N'ont pas reçu de prix mais ont été remarqués du Jury:

  • les SIMONNET ( Fr.)
  • Pierre MARZIN ( Fr.)

 

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leur écrire @ : marc domage - serge gaillard - patric

le dieppe 96

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Le cerf-volant trouve aujourd'hui parmi le public un nouvel intérêt, une nouvelle vie.

Invention millénaire de l'homme, premier objet né de l'esprit humain à s'affranchir de la pesanteur, le cerf-volant est certainement parvenu en Europe avec les premiers marchands qui ouvrirent les routes d'extrême-orient. Perdant en Europe ses significations symboliques ou religieuses, il amusa les enfants des Rois et des Princes.

Au 19 ème siècle, il devint l'auxiliaire des scientifiques puis des militaires, les uns et les autres le perfectionnèrent pour en faire de véritables machines volantes. Une évolution qui fut paralèlle au premier pas de l'aviation. Mais, alors que l'avion se libérait des contraintes du vent, le cerf-volant restait attaché à son fil aux mains des enfants.

Sans avoir totalement disparu des préoccupations humaines dans le milieu de ce siècle, le cerf-volant était devenu un objet désuet relégué aux mains enfantines. La fin des années 70 marque, en France, le début de sa renaissance.

Seuls des poètes, des rêveurs - ceux qui avaient gardé un peu de leur âme d'enfant - pouvaient être les instruments de cette renaissance. Accrocher au gré des vents un objet futile, chercher de nouvelles formes, jouer avec les couleurs des toiles ; il y avait dans les motivations des cerf-volistes de création toutes les caractéristiques d'une démarche artistique.

Bricoleurs de génie ou créateurs, cerf-volistes ou plasticiens, ils contribuèrent chacuns de leur côté à cette explosion inattendue. Les premiers clubs et festivals permirent des rencontres, pas toujours simples, entre artistes et cervolistes qui ignoraient le travail des uns et des autres.

La mise au point des techniques de pointe de matériaux nouveaux, très résistants et très légers, permit de libérer les concepteurs de beaucoup de contraintes. Ainsi, presque toutes les idées deviennent réalisables : plus de limite ou presque à l'imagination.

Aujourd'hui, il faut le reconnaitre, il existe des cerfs-volants de création, de véritables oeuvres d'art.

En venant à DIEPPE, vous pourrez imaginer l'étonnement, l'émotion, le plaisir que l'on prend en regardant ces cerfs-volants frémir dans le vent.

Ni totalement sculptures, ni totalement peintures, difficile de les qualifier mais il est évident que de tels objets entretiennent le même rapport entre créateurs et spectateurs que l'oeuvre d'art.

Avec le cerf-volant l'art du ciel est né.

Jouant avec le vent, les nuages, le soleil les cerfs-volants parent le ciel de mille couleurs et lui donnent un air de fête. A Dieppe, où le festival s'installe tous les deux ans, pour huit jours, les lendemains du festival sont tristes, même par temps splendide; le ciel est vide.

Le cerf-volant offre au spectateur une part de rêve, un moment d'émotion, un sentiment de beauté et de majesté.

Ainsi l'Occident a retrouvé ce que les pays d'Asie n'ont jamais perdu, le plaisir simple de jouer avec le vent, le bonheur d'enluminer le ciel.

Max Gaillard

Délégué Général du Festival International de Cerf-Volant de Dieppe.


CONCOURS ARTISTIQUE DIEPPE 96

Couleur et transparence...

Pour un thème large, ce fut un thème large. Les concours artistiques nous avaient habitué à plus concret: la mer, le regard, vert et bleu...

Couleur et transparence, un nouveau thème, finalement un nouveau défi pour les cervolistes, amateurs et professionnels. 

A en juger par le nombre d'inscriptions avant même l'ouverture du festival, le thème novateur n'a pas effrayé grand monde. En période de pointe, l'organisation a recensé 163 candidats. Au final, 73 amateurs et une trentaine de professionnels et représentants de délégations se sont présentés devant le jury... pour se répartir cinq prix, trois aux amateurs, deux aux professionnels.


Dimanche 15 septembre 1996, 9h00 sur la pelouse Est, dans les frimas d'un petit matin d'automne. Le ciel est couvert, le vent faible souffle derrière la barre d'immeubles de front de mer. Un tourbillon d'air désordonné agite la piste d'envol. Les juniors arrivent, souvent accompagnés de leurs parents. Un gamin est en larme, son frêle cerf-volant n'a pas résisté au piétinement d'un indélicat. Papa et Maman le rassurent, discutent avec le jury, tentent de réparer...mauvais coup du sort. Un autre garçon d'une dizaine d'années, un bonnet enfoncé jusqu'aux oreilles, court comme un dératé d'un bout à l'autre du terrain pour donner vie à une drôle de construction: une sorte de Edo à rideaux. Son engin, représentant une fenêtre de maison (avec voilage et panorama), est un peu lourd au vol mais plein de spontanéité. Renseignement pris au près de sa mère, il n'a pas volé les rideaux du salon, juste emprunté une vieille paire. Voilà le premier vainqueur de la journée. Sa suivante est Tara Bloom avec un octogone de couleur et sa queue. Vérification faîte, elle a bien volé la première machine à coudre de sa mère, celle qui fonctionne à l'huile de coude !

Les choses sérieuses commencent vers 9h30. La vague des amateurs, pas forcement néophytes, investit le terrain, profitant des derniers souffles d'un vent qui s'épuise. Le soleil se lève. Tant mieux.

Par groupe de dix ils vont venir s'installer sur le terrain. Impossible de donner ici un commentaire sur chaque travail. Il ressort de cet ensemble une sorte de vertige: pas un seul cerf-volant ne ressemble à un autre, pas une seule idée n'a traversé deux fois les esprits! La variété est totale, impressionnante!

Même les Rokkakus et Edos sont différents, même les quelques vitraux volants ne se ressemblent pas. Si le thème pouvait paraître un peu abstrait, les participants n'ont semble-t-il pas hésité longtemps avant d'attaquer la construction. Les meilleurs connaisseurs font d'ailleurs remarquer que le record de participation a été pulvérisé.

En milieu de matinée, le vent tombe définitivement. Il faut courir pour faire décoller la plupart des cerfs-volants. Le Jury décide alors de faire passer les concurrents un par un, le spectacle est total. Un superbe ciel bleu laisse apprécier les plus fines structures. Doucement, les gradins se remplissent d'un public peu averti mais attiré par les évolutions. Aidé par les commentaires informatifs de Michel MORIN, génial tribun de service, les spectateurs s'immiscent doucement dans la compétition.

Les derniers amateurs fourbissent leurs armes. Quelques-uns ont fait grand effet: les lauréats bien sûr, qui se sont imposés d'une manière toute naturelle, mais aussi la foule des anonymes. Une structure par ici, une émotion par là. Si Tom OOSTVEN et ses cercles, Danilo GUBIA et sa boîte magique ainsi que Robert VOLKENBURG se dégagent facilement du lot, la tâche promet d'être ardue pour désigner leurs successeurs.

 

Au moment où commencent les évolutions des professionnels, applaudissements et commentaires fusent des tribunes bondées. Pierre MARZIN entame le défilé par un 360 degrés parfait avec son Edo de lumière. Au royaume du cerf-volant, les pros sont les rois. Pendant une petite heure, des exhibitions parfaites dans ce vent nul vont ravir le public et les concurrents. Les SIMONNET, Michel GRESSIER, Philippe COTTENCEAU sont autant applaudis par les petits groupes de cervolistes qui restent sur le terrain après leur passage que dans les gradins.

Le Jury se retire, mais on sait déjà qu'un artiste a fait très forte impression. Le petit tour de piste de Philippe COTTENCEAU a très largement surpassé les autres prestations. La pureté des lignes de son travail, la beauté et la simplicité des matériaux, les battements d'aile en vol et la simplicité de présentation ont frappé un grand coup.

Avant le premier coup de fourchette du repas du jury, le vainqueur "pro" s'est imposé. Au dessert, il se confirmait. Restait à désigner les autres lauréats.

Le jury procède par élimination, en compulsant une série de photos et de dessins qui ont été réalisés durant le concours. Aucune note n'a été attribuée du point de vue technique ou artistique, seules des impressions servent à départager les concurrents. Chacun reprend ses notes et l'on constitue, par vote, des groupes de travaux retenus. Chez les amateurs, la première vague permet de distinguer 27 concurrents sur les 76 qui sont venus se présenter. La deuxième vague, toujours sélectionnée par le vote des sept jurés, retient 16 personnes, puis 7, puis 4. Enfin le 6ème tour permet de trouver le 3 ème lauréat. Les voyages dans les festivals de Thaïlande, d'Italie et d'Indonésie sont attribués à Tom OOSTVEN pour son fragile cercle de mylar, à Danilo GUBIAN pour sa boîte transparente à hélice de couleur et enfin à Robert VOLKENBURG pour une superbe structure mauve et anguleuse. Chez les professionnels, le choix s'opérera de la même façon, mais pour désigner le second et troisième puisque Philippe COTTENCEAU est déclaré vainqueur à l'unanimité sans débats. Après vote, Frits Jansma et ses étoiles remportent le voyage au Japon. Les SIMONNET sont troisième avec une grande cathédrale de couleur, mais il n'y a que deux prix à attribuer...

Le Jury distinguera notamment le cerf-volant de Pierre MARZIN chez les "pros", juste derrière les SIMONNET, Nicolas GREZ et Philippe REVEL chez les amateurs, sans attribuer de prix.

Pour cette neuvième édition, le concours a remporté un franc succès, suscitant une très nombreuse participation...et autant de déception chez les concurrents non primés. Avec cinq voyages à attribuer, il était difficile de contenter tout le monde. Mais il reste, pour les déçus, une consolation: le formidable travail fourni par les participants continuera de vivre dans les ciels de France et de Navarre. Une très bonne nouvelle !

Eric DOMAGE







 







 







 

Le palmarès:


Juniors

  • Jonathan HOFFSTUTLER (Fr.) et Tara BLOOM (U.K) qui reçoivent chacun un lot de livres et...une coupe !

Catégorie amateurs:

  • Tom OOSTVEN (Pays-bas): 1 voyage au festival de Thaïlande
  • Danilo GUBIAN (Suisse): 1 voyage au festival de Cervia (Italie)
  • Robert VOLKENBURG (Pays-Bas): 1 voyage au Festival d'Indonésie

N'ont pas reçu de prix mais ont été remarqués du Jury:

  • Philippe REVEL (Fr.)
  • Nicolas GREZ (Fr.)

Catégorie Professionnels et délégations:

  • Philippe COTTENCEAU ( Fr.): 1 voyage en Malaisie
  • Frits JANSMA ( Pays-Bas): 1 voyage au Japon

N'ont pas reçu de prix mais ont été remarqués du Jury:

  • les SIMONNET ( Fr.)
  • Pierre MARZIN ( Fr.)

 

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